Enseignement 26

Nos deux âmes –Première partie

Lire la Torah nous ouvre un tout nouveau monde de connaissance.  Ici, nous pouvons trouver des interprétations divines pour nos comportements terrestres.  Par exemple, dans la Genèse 1:21, nous apprenons que Yahvé a créé la vie animale.  Les rabbins qui ont écrit le Talmud, partagent avec nous que chaque animal a reçu un “nefesh”, c’est-à-dire une “âme” ou une nature animale qui n’est pas spirituelle mais physique.  Le nefesh est le siège d’un comportement égocentrique, conçu pour guider l’animal vers la sécurité, la survie et la procréation.  Le nefesh est totalement centré sur soi-même et sur la satisfaction des besoins personnels.  Puis, dans la Genèse 1:26, la création de l’humanité nous est présentée. Comme les rabbins l’expliquent, les humains ont reçu une âme supplémentaire appelée la “neshamah”, étant spirituelle et non physique. Grâce à la neshamah, nous acquérons une compréhension de la partie humaine de la vie, ces aspects de coopération, de collaboration, de bonté, d’interdépendance, la hesed (amour bienveillant/ action bienfaisante) et de la tsedaka, c’est-à-dire le comportement correct, éthique, inspiré de Dieu.  Le nefesh, comme l’expliquent les rabbins, est complet et ne peut pas évoluer davantage. Alors que la neshamah évolue constamment, permettant aux humains d’avoir l’opportunité, si désiré, de devenir plus semblables à Dieu dans leur pensée et leur comportement – pouvant se transformer davantage à Sa ressemblance, si vous voulez.

 

En tant qu’êtres humains, nous avons à la fois le nefesh, pour la survie, la sécurité et la procréation, et la neshamah, pour vivre une vie éthique centrée sur Dieu.  Alors, une question se pose –  dans quelle mesure contrôlons-nous notre nefesh, notre nature humaine, et notre neshamah, notre âme spirituelle?  C’est ici que notre bien-aimé Abba joue un rôle primordial.  Une fois que nous avons accepté Yahvé/Adonai Yeshua dans nos vies, en présence du Saint-Esprit du Dieu vivant, nous avons un allié dans la bataille constante entre notre nefesh et notre neshamah.

 

Dans notre existence humaine, notre nefesh nous encourage et nous défie, nous poussant à accumuler davantage – richesse, biens matériels, pouvoir, influence – tandis que notre neshamah nous pousse à partager avec les moins fortunés.  C’est ce qu’Adonaï Yeshua voulait dire, lorsqu’Il a dit à Ses talmidim, Ses disciples, dans Luc 12:33 – ” Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumônes (faites la tzedakah). Faites-vous des bourses qui ne s’usent point, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n’approche point, et où la teigne ne détruit point.” Puis Il termine cet enseignement par: “Car là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur (neshamah).” (Luc 12:34).  Il est clair dans cet enseignement qu’ Adonaï Yeshua, le Seigneur Jésus, nous exhorte à vivre en accord avec les deux commandements fondamentaux de la Torah – aimer Yahvé de tout notre cœur/âme, esprit et force et aimer notre prochain comme nous-même.  Est-ce que Son enseignement nous interdit d’ accumuler des richesses — absolument pas!  Ce qu’Il nous exhorte à faire, c’est de prendre le don de l’accumulation de richesses qui nous a été donné et de le partager avec ceux qui en ont le plus besoin. Il y a tant de façons de le faire, autres que la simple distribution d’argent.  Par exemple, assurer la formation de ceux qui ont besoin de réapprendre pour entrer sur le marché du travail.  Dans cette activité de la tsedakah, nous devons nous impliquer beaucoup plus activement car comme nous le savons, laisser cela uniquement dans les mains des gouvernements, ne suffit pas.

 

Bien-aimés, nous sommes tous impliqués dans une lutte acharnée, littéralement, entre les désirs de notre nature humaine (nefesh) et notre âme spirituelle (neshamah).  Notre rôle dans cette bataille est d’unir les deux, de sorte qu’elles travaillent en tandem – nous voyons à ce que nos désirs égocentriques soient dirigés vers l’extérieur pour accomplir le commandement de Yahvé – aimer notre prochain comme nous-même.

 

CONSIDEREZ:  Où est votre cœur? Vous considérez-vous pauvre parce que vous n’avez pas assez d’argent ou de biens? Est-ce que votre nature humaine et spirituelle sont synchronisées ou en conflit?

 

AGISSEZ : En tout, rendez grâces. Ce conseil de Rav Sha’ul, l’apôtre Paul, nous libère du souci de l’argent et des choses matérielles; rendre grâce à Dieu attire notre attention sur Lui et met en lumière ce qui est important à Ses yeux.

 

PRIEZ : Bien-aimé Abba, Dieu éternel, merci pour tout ce que Tu fais pour ma famille et moi ; merci de pourvoir à nos besoins et de veiller à ce que nous ayons ce qu’il faut pour Te servir. En Ton nom bien-aimé, je prie.

 

Que le Dieu Avraham, Yitzchak et Ya’akov vous bénissent abondamment.