Enseignement 32

Porter du fruit

«Ce n’est pas un bon arbre qui porte du mauvais fruit, ni un mauvais arbre qui porte du bon fruit. Car chaque arbre se connaît à son fruit. On ne cueille pas des figues sur des épines, et l’on ne vendange pas des raisins sur des ronces.» (Luc 6:43-44)

Les arbres fruitiers ont toujours été importants pour Israël, qu’ils soient anciens ou contemporains. Nous lisons leur importance pour les premiers Israélites dans le Deutéronome 20:19, quand Moïse enseigne à son peuple, Si tu fais un long siège pour t’emparer d’une ville avec laquelle tu es en guerre, tu ne détruiras point les arbres en y portant la hache. Aujourd’hui, bien sûr, Israël est parsemé de vergers de figuiers, de grenadiers, d’orangers et de bananiers, dans un pays que l’on croyait autrefois stérile et aride.

Pour les croyants, le fruit a toujours été une métaphore pour obéir à la Parole de Dieu, faisant le bien tel qu’Il nous l’a commandé. Nous lisons cela dans Jean 15:1-5, où Adonaï Yeshua nous dit: Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en Moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève; tout sarment qui porte du fruit, Il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la Parole que Je vous ai dite. Demeurez en Moi, comme Moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en Moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en Moi et en qui Je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de Moi, vous ne pouvez rien faire.

Cependant, plusieurs chrétiens croient souvent que le fruit vient seulement de l’Esprit Saint et que si nous nous engageons dans n’importe quel travail spirituel suite à la réception de la grâce de Dieu, nous sommes engagés dans du travail de justification.  Ceci mes amis est appelé l’antinomianisme, c’est-à-dire la croyance que suivre les commandements de Dieu décrits dans les Écritures hébraïques, l’Ancien Testament, et renforcés dans les Écritures apostoliques, le Nouveau Testament, est un comportement sans loi, rebelle. Heureusement, cette croyance n’est pas soutenue par les Écritures.  Revenons à Jean 15, où Adonaï Yeshua, le Seigneur Jésus, nous dit: Tout sarment qui est en Moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève.” Maintenant, la question est: qu’est-ce qu’un fruit?

Dans le livre de Jacques, nous trouvons le frère d’Adonaï Yeshua qui incite les croyants à s’engager dans de bonnes œuvres, après avoir reçu le don du salut. Mais, au fait, quelles sont ces bonnes œuvres?  Ces bonnes œuvres se trouvent au cœur de la Torah, les instructions de vie de Dieu – Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. (Deutéronome 6:5) et Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Lévitique 19:18).

Que signifie aimer Dieu de tout notre cœur, esprit et âme?  Adonaï Yeshua nous a clairement dit dans l’évangile selon Jean 14:15 – Si vous M’aimez, garderez Mes commandements: ces commandements, comme nous les lisons tout au long des Écritures apostoliques, proviennent de la Torah.  Ainsi, les bons fruits d’un croyant se trouvent dans le fait de suivre les instructions de notre Seigneur pour la vie – par exemple, adorer uniquement Dieu et non l’argent, le pouvoir, le prestige, l’amour humain, les biens, etc.

Le commandement de s’aimer les uns les autres, ami et ennemi, peut aussi être trouvé dans Matthieu 25, où Adonaï Yeshua partage avec nous, Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de Mes frères, c’est à Moi que vous les avez faites. Ainsi, les bons fruits d’un croyant  sont portés dans le fait de prendre soin de l’infortuné, du pauvre, de l’immigrant et de celui qui repart à zéro, ayant besoin d’aide pour s’en sortir, et ce, malgré qu’il ait creusé sa propre tombe.

Bien-aimés, est-ce que chacun de nous est prêt à exécuter les tâches que notre Maître et Messie nous a confiées? Sommes-nous prêts à risquer de donner notre seule occasion de recevoir la justification de Dieu à cause de notre orgueil insensé qui nie que nous devons travailler notre justification avec crainte et tremblement? (Philippiens 2:12)

Réfléchissez:  Êtes-vous pris par la croyance de suivre les commandements de Dieu, après avoir été sauvé, est sans loi? Est-ce que vous croyez à l’expression “une fois sauvé toujours sauvé”, persuadé qu’il n’y a rien que vous puissiez faire qui vous fera perdre votre salut? Si vous le pensez, je vous exhorte à reconsidérer ces positions, car votre salut en dépend.

Agissez:  Faites le premier pas – faites une chose pour quelqu’un d’autre.  Donnez de vous-même, pas seulement de l’argent mais votre temps et vos efforts pour aider quelqu’un. Ensuite, examinez les sentiments que vous ressentez. Est-ce que ce “travail” a un sens pour vous?

Priez : Abba B’Shamayim, Père céleste, que puis-je faire sans Toi? Pendant les temps d’obscurité, quand faiblissent ma confiance et ma foi, protège-moi, relève-moi. J’ai  besoin d’aide pour combattre les forces de la tromperie, du refus et du conflit qui m’éloignent de Tes principes et instructions de vie. Que ta Parole et Ton Esprit m’éclairent et me montrent comment Te plaire. Aide-moi à rester ferme dans Ton amour et Tes promesses. Révèle-moi Ta volonté, Toi le parfait Vigneron qui m’accompagne tout au long de mes saisons. Fais-de moi un sarment riche, portant du fruit pour Ta gloire. Je prie en Ton Nom bien-aimé. Amen