Enseignement 41

La Torah – Une source d’inspiration

Pourquoi lisez-vous la Torah, les cinq livres de Moïse, le Pentateuque? C’est une question fondamentale qui peut être posée à tout croyant en Adonaï Yéshoua, le Seigneur Jésus. Est-ce une discipline spirituelle, c’est-à-dire un exercice qui permet d’approfondir notre relation avec notre bien-aimé Abba? Est-ce que cette pratique vient du fait que nos pasteurs ou rabbins en soulignent son importance? Lisons-nous la Torah pour être inspirés par les enseignements et les révélations de notre Abba, nous guidant dans notre halacha, notre marche quotidienne avec Lui?

Malheureusement, je connais beaucoup de croyants qui n’ont jamais lu et ne liront probablement jamais la Torah parce qu’ils croient à tort que la mort et la résurrection d’Adonaï Yéshoua ont aboli les enseignements de la Torah. Mais ce n’est pas le moment de se lancer dans ce débat.

Dans l’enseignement de cette semaine, je souhaite discuter de la façon dont la lecture de la Torah peut nous inspirer. Cette inspiration ne provient pas uniquement de la Parole écrite (que ce soit en hébreu ou dans votre langue maternelle) mais aussi par le Saint-Esprit béni du Dieu vivant qui nous révèle la profonde signification de la Parole.

De quelles façons peuvent se lire les instructions de vie de Dieu afin d’être comprises? Les instructions de vie de Dieu – la Torah – peuvent se lire selon quatre méthodes ou niveaux d’interprétation:

Le peshat, ou le sens littéral, direct et concret du texte. Cela vient du sens propre des mots présentés. Toute lecture de la Torah doit commencer par cette dite méthode. Ne pas lire la Torah à ce niveau conduit souvent les croyants à des envolées d’imagination sauvage, comme les Écritures hébraïques (Ancien Testament) qui sont perçues comme étant violentes, ne se concentrant pas sur l’Amour de Dieu.  Examinons, à titre d’exemple, les chapitres 29 et 30 de la Genèse. Ici, nous trouvons l’histoire de Jacob, trichant son frère Ésaü à deux reprises dans le but de s’approprier le droit de naissance en tant que premier-né et de recevoir la bénédiction d’Isaac. Nous comprenons qu’il y a des conséquences pour nos actions. Dans le cas de Jacob, il est appelé à travailler quatorze ans pour un homme moins qu’honorable, qui le trompe sur le salaire promis.

Le rémez, ou indice. Un bon nombre de versets contiennent des indices d’une signification plus profonde comparativement à ce que l’on trouve dans le peshat.  Souvent, ces significations plus profondes doivent être extraites du texte, lues entre les lignes ou interprétées à travers la lentille des versets précédents. La lecture de la Torah au niveau du rémez nous mènera à des aperçus plus approfondis. Par exemple, nous pouvons lire dans l’histoire de Jacob et Laban, de quelle façon Dieu a engendré les géniteurs des douze tribus d’Israël. Nous apprenons aussi comment Dieu utilise le malheur des gens pour Ses bonnes œuvres.  Examinons Leah, la fille aînée de Laban. De son propre gré,  Jacob n’aurait jamais épousé Leah, car il était amoureux de Rachel. Cependant, de Léa sont venus Lévi, le père des prêtres d’Israël, et Juda, le père de la tribu dont sont issus le roi David et Adonaï Yéshoua. Ainsi, une signification plus profonde dans cette histoire est l’utilisation de notre malheur apparent par Dieu dans le cadre de Ses plans impressionnants.

Le drash, ou le sens allégorique du texte. Il est utilisé comme un moyen de nous enseigner des leçons précieuses. Avec ce niveau de lecture et d’interprétation figurée, nous allons encore plus loin dans les Écritures. Nous recevons des leçons de vie conçues pour nous aider à se concentrer dans notre marche avec Lui. Encore une fois, utilisons l’histoire de Jacob comme exemple. Jacob était rusé; il a profité de son frère Ésaü et l’a remplacé en tant que fils premier-né par la tromperie. Puis, pendant plus de quatorze ans, Jacob a travaillé avec Laban, un homme d’éthique douteuse, un tricheur et un idolâtre. A travers ces expériences, Jacob a mûri, non seulement dans son caractère mais aussi dans sa vie spirituelle. Il a compté sur Dieu pour le guider vers la résolution et a trouvé la rédemption grâce à sa confiance. Alors, quelle leçon de vie pouvons-nous tirer des expériences de Jacob? Bien que chaque personne fasse ses propres découvertes, il y a quelques principes universels qui émergent de l’histoire de Jacob: 1) Dieu honore ceux qui Lui font confiance, même s’ils présentent un comportement moins que remarquable.  2) Faire confiance à Dieu et compter sur Lui aura des résultats positifs, même si nous ne les comprenons pas à ce temps-là. 3) Dieu utilise aussi nos actes de péché, s’ils favorisent Ses plans.

Le sod, ou le niveau de mystère dans le texte: Dans l’histoire de Jacob, nous lisons qu’il utilise la sorcellerie pour se venger de Laban. C’est maintenant le mystère – pourquoi Dieu a-t-il permis que le châtiment soit réalisé par la sorcellerie, alors que nous savons que Dieu condamne l’utilisation du pouvoir occulte?

Bien-aimés, il y a tant de choses sous la surface de la Torah, les Instructions de vie de Dieu. Ma prière est que vous fouilliez la Torah à tous ses niveaux et en sortez grandis et riches par les significations simples, les aperçus plus profonds, les allégories et les mystères de la Torah.

CONSIDÉREZ : Avez-vous cessé de lire les cinq livres de Moïse, la Torah, les Instructions de vie de Dieu parce que quelqu’un vous a dit qu’ils n’avaient plus aucune valeur puisque Adonaï Yéshoua, le Seigneur Jésus, les a rendus inutiles? Je vous exhorte à considérer les raisons pour lesquelles Dieu permettrait à Son fils de qualifier de “sans importance” tout ce qu’il a créé?

AGISSEZ : Commencez à lire le livre de la Genèse, si vous ne l’avez jamais lu auparavant, et, si vous l’avez déjà lu, lisez-le à nouveau. Cependant, cette fois-ci, cherchez sous la surface, des trésors cachés et des morceaux de vérité. Vous ne serez pas déçu.

PRIEZ : Bien-aimé Abba, Adonai Yéshoua, aide-moi à mieux comprendre les profonds enseignements que Tu as pour moi. Je veux en savoir plus sur Ta sagesse et Tes mystères. En Ton Précieux Nom, je prie.

Que le Dieu d’Avraham, d’Isaac et de Jacob vous bénisse abondamment.