Enseignement 48

À PROPOS DU DOUTE

Première partie

 

Adonaï Yéchoua leur dit: Pourquoi êtes-vous troublés? Pourquoi avez-vous ces doutes dans vos coeurs? (Luc 24:38)

Pourquoi les doutes montent en nous? Quelle question intrigante! Cela représente pour moi un défi, car la réponse traverse les frontières – le spirituel, l’émotionnel, le psychologique. Examinons d’abord le psychologique.

Je souhaiterais explorer deux aspects de notre esprit qui ont un impact sur le phénomène du doute. La première est l’attente. L’attente est la forte croyance qu’il se passe quelque chose. Elle repose sur la certitude absolue que lorsque ce qui est attendu (un événement, une action) ne se produit pas, notre croyance est ébranlée et ainsi, le doute s’installe. La cause la plus fréquente de conflits entre les gens, en particulier les couples, est l’attente non satisfaite. En effet, il y a un lien important entre l’attente et le conflit si bien que les Écritures en parlent. Par exemple, au chapitre 10 du livre des Proverbes, verset 28, nous lisons: “L’espérance des justes est joie; pour les méchants, tout espoir est perdu.” Pourquoi l’attente est-elle liée au mal?

Quand nous nous “attendons ” à ce que quelque chose se produise ou que l’autre réponde à notre attente, cela nous amène à projeter nos croyances vers eux. C’est exiger des autres, y compris Dieu, qu’ils soient à la hauteur de la situation dans le but de nous satisfaire. Si ce n’est pas le cas, nous pouvons ressentir toute une gamme d’émotions, allant de la déception au désespoir. Je vois aussi cela se produire souvent, en ce qui concerne les attentes des gens à l’égard de Dieu. Chaque fois qu’un désastre frappe, qu’il soit naturel ou créé par l’homme, beaucoup de gens blâment Dieu en premier et, s’ils surmontent cette douleur, peut-être blâmeront-ils les comportements des autres. J’ai souvent entendu le cri douloureux d’un coeur dire: “Comment un Dieu d’amour peut-il permettre qu’une telle chose se produise?” C’est le résultat de l’attente – mettre Dieu en boîte et croire qu’Il est là pour nous et non nous pour Lui. C’est souvent le point tournant lorsque d’ardents croyants deviennent soudainement éloignés de l’Amant de leurs âmes. Adonaï Yéchoua, le Seigneur Jésus, en parla ainsi lorsqu’Il enseigna la parabole du semeur, comme il est rapporté dans Luc 8:14: “Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s’en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité.”

 

Quelle est donc la différence entre espoir et attente?

Considérant que l’attente est une croyance fermement ancrée en quelque chose qui se produit, l’espoir peut être défini comme un désir de quelque chose qui se produira. Remarquez-vous la nuance? La différence entre un désir et une croyance fortement ancrée est exponentielle, ce qui signifie que l’écart entre les deux est astronomique. Par exemple, si “je m’attends” à ce que ma femme bien-aimée prépare mon dîner ce soir et qu’elle m’appelle pour m’expliquer qu’elle aura une longue réunion et ne sera pas à la maison pour le préparer, il y aura un risque de conflit. Cependant, si “j’ai le désir” que ma femme prépare le dîner, à cause de son habileté à cuisiner, et qu’elle est incapable de le faire, le risque de conflit sera grandement réduit car les désirs sont intrinsèquement plus flexibles que les attentes.

Le deuxième facteur psychologique au sujet du doute est la perspective, conduisant aussi beaucoup au conflit. La perspective est l’aspect sous lequel on envisage quelque chose – la façon dont nous voyons le monde qui nous entoure. Sommes-nous rigides dans notre compréhension du monde et de la façon dont les choses fonctionnent ou sommes-nous souples dans notre perception du fonctionnement des choses? Si nous pensons en termes de bien et de mal, en noir et blanc, alors nous créons immédiatement des attentes. Malheureusement, la plupart des gens ne comprennent pas consciemment leurs propres perspectives du monde, telles qu’elles existent dans leur subconscient. Ainsi, lorsqu’ils sont confrontés à un comportement qui questionne leur vision rigide du monde, la réponse typique est le déni. Ce n’est que par une profonde introspection, souvent facilitée par un guide, que les négateurs peuvent réussir à découvrir la réalité de leurs perspectives.

Dans la deuxième partie sur l’enseignement du doute, je rassemblerai les impacts de l’attente et de la perspective sur la création du doute, à la fois le doute de soi et le doute de Dieu.

CONSIDÉREZ: Avez-vous des attentes à l’égard de Dieu et de Sa relation avec vous? Est-ce que votre vision du monde est flexible ou rigide? Dans quelle mesure êtes-vous prêt à changer vos suppositions au sujet de Dieu et des comportements des autres?

AGISSEZ : J’exhorte chacun d’entre nous à s’engager dans une réflexion critique avec un confident qui nous aidera, avec amour, ouverture et attention, à explorer les attentes que nous avons envers Dieu et le monde.

PRIEZ: Abba B’Shamayim, Père céleste, je Te demande humblement de me montrer mes vraies croyances, pas seulement ce que je pense croire. Aide-moi à les affronter; envoie quelqu’un sur mon chemin qui, avec amour, m’aidera à explorer et à venir à Toi à travers des prières de supplication (voir Philippiens 4:6). En Ton Nom bien-aimé, je prie.

Que le Dieu d’Avraham, d’Isaac et de Jacob vous bénisse abondamment.